L’Orfeo

Luigi Rossi

Tragi-comédie en 3 actes.
Livret de Francesco Buti.

Création le 2 mars 1647 à Paris, Palais Royal : avec cet Orfeo de Rossi, la France découvre l’opéra italien ! Si les conséquences financières désastreuses de ce « coup » de Mazarin contribueront à précipiter les événements de la Fronde, il en va tout autrement dans la fosse d’orchestre. Lorsque musiciens italiens et français unissent leurs forces, une magie opère : c’est précisément cette magie que Raphaël Pichon et Pygmalion restituent ici, grâce à un travail de reconstitution maîtrisé et un orchestre vibrant de multiples couleurs donnant vie et relief à chaque personnage. Mais la puissance dramatique du mythe d’Orphée s’exprime également à travers la mise en scène de Jetske Mijnssen qui transpose l’histoire dans l’esprit de notre époque : une manière d’évoquer avec force l’expérience intemporelle de l’amour et de la mort que notre humanité profonde désire autant qu’elle redoute.

Reconstitution de Raphaël Pichon et de Miguel Henry. Édition de Nicolas Sceaux pour Pygmalion.

Filmé à l’Opéra national de Nancy-Lorraine, 2016

Réalisation : Stéphane Vérité

Oxymore productions / harmonia mundi

La presse en parle

ConcertoNet

« Une recréation magistrale. Si l’Ensemble Pygmalion restitue à merveille l’entremêlement de couleurs françaises à des fragrances plus transalpines, c’est d’abord l’exceptionnelle inventivité harmonique de l’œuvre qui frappe, avec des modulations et des dissonances enjambant parfois les générations jusqu’à Rameau, et dont on savoure ici la densité, sinon la complexité, détaillées avec une sensibilité exemplaire. Expressivité et sens de l’architecture formelle et dramatique s’affirment d’une manière admirablement aboutie. La scène se révèle en osmose avec la fosse. » (Gilles Charlassier, février 2016)

Diapason

« Un plateau fabuleux, où les qualités de chant et de diction sont équitablement partagées entre tous les rôles, chacun étant parfaitement différencié. Francesca Aspromonte est une Eurydice de rêve, alliant avec grâce la fougue et l’épure. Giuseppina Bridelli campe un Aristée émouvant, aux mille nuances que permet la complexité de son personnage, le plus intéressant de tous. Plus effacées, mais non moins méritantes, Judith van Wanroij (Orfeo) et Giulia Semenzato (Vénus et Proserpine) côtoient les vétérans Victor Torres (fragile Endymion) et Dominique Visse (Vieille histrionique et déjantée). » (Jean-François Lattarico, 8 février 2016)

Forum Opéra

« Troisième pilier du spectacle, l’orchestre luxuriant que dirige Raphaël Pichon. L’émerveillement que causa en 1647 la machinerie de Torelli vient en 2016 des richesses dispensées par l’ensemble Pygmalion, et aux instrumentistes on associera le chœur, particulièrement admirable dans les diverses déplorations que suscite la mort d’Eurydice. » (Laurent Bury, février 2016)

Bachtrack

« Le (très) jeune et talentueux chef Raphaël Pichon nous livre dans cet opéra une direction musicale d’une étonnante habileté et maturité : la musique est, sous sa baguette, d’une grande finesse et d’une rondeur surprenante. L’équilibre entre les vents et les cordes, ou encore entre l’orchestre et les voix est ici parfaitement maîtrisé. (…) Le public nancéien, conquis, n’hésite pas à applaudir très longtemps cette radieuse et très réussie production de l’Orfeo de Luigi Rossi, œuvre qui, loin d’être une curiosité historique, mérite toute sa place dans le répertoire baroque. » (Cristina Diego Pacheco, 24 février 2016)

Distribution

Raphaël Pichon, direction musicale
Jetske Mijnssen, mise en scène
Ben Baur, décors
Gideon Davey, costumes
Bernd Purkrabek, lumières

Solistes
Judith van Wanroij, Orfeo
Francesca Aspromonte, Euridice
Giuseppina Bridelli, Aristeo
Giulia Semenzato, Venere, Proserpina
Luigi de Donato, Augure, Plutone
Ray Chenez, Nutrice, Amore
Renato Dolcini, Satiro
Dominique Visse, Vecchia
Victor Torres, Endimione, Caronte
Marc Mauillon, Momo
David Tricou, Apollo
Alicia Amo, Violaine le Chénadec, Lucile Richardot, Grazie
Guillaume Gutiérrez, Olivier Coiffet, Virgile Ancely, Parche
Renaud Bres, Davy Cornillot, Pastori
Jennifer Gohier, figuration