« Raphaël Pichon est rapidement devenu l’un des chefs d’orchestre les plus intéressants » (The New York Times)
Chef de file de sa génération, Raphaël Pichon développe des projets originaux et très personnels, tout en s’appuyant sur une riche tradition.
Raphaël Pichon commence son apprentissage musical à travers le violon, le piano et le chant. Jeune chanteur professionnel, il se produit sous la direction de Jordi Savall, Gustav Leonhardt, Ton Koopman ou encore au sein des Cris de Paris de Geoffroy Jourdain.
En 2006, il fonde Pygmalion, chœur & orchestre sur instruments d’époque. Parmi les projets marquants de ces dernières années, citons la création de Trauernacht sur des musiques de Bach, mise en scène par Katie Mitchell (2014), la redécouverte de l’Orfeo de Rossi à l’Opéra national de Lorraine et à l’Opéra royal de Versailles (2016), les Vêpres de la Vierge avec Pierre Audi (Holland Festival, BBC Proms, Chapelle royale de Versailles, Festival Bach de Leipzig), une version scénique d’Un requiem allemand par Jochen Sandig dans la base sous-marine de Bordeaux, les productions scéniques de La Flûte enchantée par Simon McBurney (2018), du Requiem de Mozart avec Romeo Castellucci (2019) et de Samson, libre création autour de l’opéra perdu de Rameau, avec Claus Guth (2024) au Festival d’Aix-en-Provence, de Lakmé (2022) et de L’Autre Voyage sur des musiques de Schubert (2024) à l’Opéra-Comique.
En 2020, il crée le festival Pulsations à Bordeaux. À partir de 2024, en partenariat avec Arte et France Musique, il entame avec Pygmalion le projet Les Chemins de Bach, grand voyage à pied et à vélo entre Arnstadt et Lübeck.
Comme chef invité, Raphaël Pichon dirige la Handel and Haydn Society de Boston, l’Orchestra of St. Luke’s au Carnegie Hall, les Wiener Philharmoniker au festival de Salzbourg, la Scintilla de l’Opéra de Zürich, le Freiburger Barockorchester, Musicaeterna, le Mozarteumorchester Salzburg. La saison 2025-2026 marque ses débuts à l’Opéra de Paris ainsi qu’avec les Berliner Philharmoniker et avec l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam.
Ses enregistrements sont publiés sous le label harmonia mundi : l’opéra imaginaire Enfers avec le baryton Stéphane Degout (2018), Libertà ! autour de chefs-d’œuvre méconnus de Mozart, les Motets (2020) et la Passion selon saint Matthieu (2022) de Bach, Mein Traum (Schubert, Schumann, Weber – 2022), les Vêpres de la Vierge de Monteverdi (2023), le Requiem de Mozart (2024), la Messe en si de Bach (2025), Un Requiem allemand de Brahms (2025).
Raphaël Pichon est officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

« Figure emblématique de la nouvelle génération baroque, chef d’orchestre surdoué, modèle d’élégance. » (Vanity Fair, Hugo Wintrebert, 2024)
« Raphaël Pichon s’est donné pour mission de veiller à ce que la musique joue son rôle transformateur dans un monde en mutation. » (Gramophone, Alexandra Coghlan, 2023)
« Raphaël Pichon rend cette musique ancienne résolument contemporaine et absolument essentielle. C’est exactement pour cela que nous écoutons de la musique classique. » (The New York Times, David Allen, 2025)
« Raphaël Pichon, chef chercheur, aime l’esprit de troupe et le mélange des genres. C’est l’un des grands chefs d’orchestre contemporains, un intellectuel autant qu’un artiste, un garçon aérien, sympathique, sobre et passionné, un bâtisseur. » (Libération, Virginie Bloch-Lainé, 1er juillet 2025)
« Il n’est pas seulement une paire de mains qui dirige un orchestre », explique Pierre Audi, « mais quelqu’un qui réfléchit aux programmes, à la forme, à la théâtralité, à la présentation, à la manière de rendre les programmes plus dramaturgiques. Cela le rend tout à fait unique. » (The New York Times, David Allen, 2022)
« Cette fois, c’est clair. Raphaël Pichon n’est plus seulement l’homme qui monte de la scène baroque, l’espoir le plus prometteur de la direction orchestrale et chorale en France. Il est incontournable, tout simplement. Chacun de ses projets est pensé, ciselé, l’intelligence de la conception des programmes le disputant à la perfection de la réalisation, tant au concert qu’au disque. » (Le Figaro, Christian Merlin, 2018)