
Programme
Adam Drese, « Nun ist alles überwunden » [Maintenant, tout est surmonté], aria
Dietrich Buxtehude, « Jesu, meines Lebens Leben » [Jésus, vie de ma vie], cantate BuxWV 62
Johann Michael Bach, « Auf, lasst uns den Herren loben » [Allons, louons le Seigneur], cantate : Sinfonia
Philipp Heinrich Erlebach, « Himmel, du weißt meine Plagen » [Ciel, tu connais mes tourments], aria
Philipp Heinrich Erlebach, « Meine Seufzer, meine Klagen » [Mes soupirs, mes plaintes], aria
Melchior Franck, « Ich bin so müd vom Seufzen » [Je suis si las de soupirer], Psaume 6 « Ach Herr, straf mich nicht in deinem Zorn »
Johann Christoph Bach, « Ach, dass ich Wassers gnug hätte » [Ah, puissé-je avoir assez de larmes], Lamento
Johann Christoph Bach, « Fürchte dich nicht » [Ne crains pas], motet
Nicolaus Bruhns, « De Profundis clamavi » [Du fond de l’abîme, je crie vers toi], concert sacré
Hans Leo Hassler, « Ach weh des Leiden » [Hélas, quelle souffrance]
Heinrich Schütz, « Erbarm dich mein, o Herre Gott » [Aie pitié de moi, ô Seigneur Dieu], concert sacré SWV 447 : Sinfonia
Philipp Heinrich Erlebach, « Wer sich dem Himmel übergeben » [Celui qui s’en remet au ciel], aria
Johann Christoph Bach, « Herr, wende dich und sei mir gnädig » [Seigneur, tourne-toi vers moi et aie pitié], cantate
Johann Michael Bach, Ach wie sehnlich wart ich der Zeit [Ah ! Comme je désire cette heure] – Sinfonia
Johann Christoph Bach, Es ist nun aus mit meinem Leben [C’en est maintenant fini de ma vie], motet
Johann Sebastian Bach, « Nach dir, Herr, verlanget mich » [De toi, Seigneur, je me languis], BWV 150
Tournée et enregistrement
La guerre de Trente Ans a ravagé l’Allemagne au début du XVIIe siècle. Les populations traumatisées par les violences du conflit ont besoin de consolation et d’espoir. La foi protestante s’affirme alors comme un rempart à cette mort qui rôde au quotidien.
Ces bouleversements politiques, économiques et spirituels trouvent écho dans la musique de l’époque. Aux grandes polyphonies du siècle passé répondent des formes beaucoup plus intimes, inspirées par le courant des piétismes qui incite à une foi individuelle et à une vie pieuse. On voit apparaître des Trostlieder (des chants de consolation), la musique devient la langue de l’âme, celle capable de calmer les plus profondes afflictions. Les textes et les mélodies sont conçus pour le sentiment et l’édification du chrétien.
Ces courtes pièces, qui nous bouleversent par leur humilité, concentrent une intensité émotionnelle rare. Et pourtant, malgré le thème du deuil, de la peine et des pleurs qu’elles abordent, elles ne cessent de propager une lumineuse clarté et une confiance sereine dans l’avenir. La mort n’est que le seuil d’une délivrance et d’une félicité éternelle.
Le jeune J.S. Bach sera fortement influencé par ces miniatures comme on peut le voir dans les premières cantates qui nous sont parvenues.
Disque à paraître en 2027 chez harmonia mundi.