Premier enregistrement de Pygmalion, les Missae Breves tracent un premier sillon : jouer, travailler l’œuvre de Bach en passant par ce que Raphaël Pichon aime appeler les « oeuvres de couloir ». “ C’est un répertoire fertile et enthousiasmant qui nourrit la compréhension d’œuvres bien plus enregistrées comme les Passions et permet au jeune ensemble et de se faire connaître.
« Les messes brèves étaient des œuvres encore peu défendues, cachées dans l’ombre des Passions et de la grande Messe en si mineur. Par leur durée, par leur forme, elles étaient idéales pour de jeunes musiciens comme nous. Ces petits joyaux étaient à la fois extrêmement excitants et ambitieux mais ils bénéficiaient aussi d’être moins galvaudés que d’autres pages. Ce mélange d’exaltation, de joie, de théâtre, d’exubérance et d’énergie que ces messes brèves traduisent nous correspondait bien il me semble. […] Ce disque a été une étape déterminante dans la jeune histoire de Pygmalion car nous avons eu la chance qu’il fasse parler de lui… et de nous. […] Ce qui me reste avant tout de ce disque fut l’évidence d’un groupe naissant : d’une réunion d’amis chanteurs et musiciens nous avons mué vers l’émergence d’un groupe professionnel plein d’envies, d’exigences, de générosité. Ce disque a réellement cristallisé ce projet fondé sur une fusion de l’exigence musicale et de l’aventure humaine.«
Extrait de l’entretien avec Raphaël Pichon, livret du CD