
Aux antipodes des visions parfois grandiloquentes du Jugement dernier propres aux messes des morts romaines, Brahms avait conçu une œuvre de « consolation pour ceux qui souffrent ». Les interprètes de cet album ont méticuleusement ciselé chaque mesure d’un ouvrage dense pour atteindre une forme de transparence polyphonique confondante – transcendant ainsi l’universalité de son message.
Entre Raphaël Pichon et Johannes Brahms, c’est un compagnonnage de longue date. Le chef avait ainsi dirigé Un requiem allemand dès 2015, au Festival de La Chaise-Dieu, dans une version pour deux pianos, et en avait redonné une saisissante interprétation dans la base sous-marine de Bacalan à Bordeaux lors de l’édition 2021 du festival Pulsations, avant une tournée européenne.
harmonia mundi
1h06 — 1 CD — octobre 2025
La presse en parle
« Petit miracle de densité spirituelle et de beauté, cette version du Requiem allemand de Brahms entremêle ombre et lumière dans un vacillement perpétuel qui trouve le chemin d’un recueillement sobre mais puissant. » (Guillaume Picard, 10 oct. 2025)
« Quel chœur fantastique que celui de Pygmalion, comme il sait faire monter la tension dans la marche funèbre, quelle maîtrise, quelle clarté et quelle euphorie dans les fugues ! Un orchestre palpitant, coloré, solidaire, si bien enregistré qu’on peut en savourer tous les détails » (Sophie Bourdais, 21 oct. 2025)
« Mais quelle introduction vous a entraîné dans de tels abîmes ? Quelles sopranos vous ont apporté tantde lumière et de réconfort ? Quand vous a-t-on parlé, interpellé ainsi ? Dans cette aspiration vers la lumière, Pichon et ses musiciens nous vrillent le cœur et font monter l’émotion jusqu’à l’insoutenable dans une exaltation collective. Gigantesque choc ! » (Christophe Huss, 10 oct. 2025)