Stravaganza d’Amore!

Antonio Brunelli, Lorenzo Allegri, Giovanni Battista, Buonamente Girolamo Fantini, Cristofano Malvezzi, Giulio Caccini, Luca Marenzio, Alessandro Striggio, Sr Marco da Gagliano, Alessandro Orologio, Jacopo Peri, Emilio de’ Cavalieri


Le monde somptueux des « Intermèdes »… La Florence de la fin du XVIe siècle est un théâtre : politique en premier lieu, aux yeux de dynasties désireuses d’afficher leur puissance à travers les arts. Humaniste aussi, comme en témoignent ces intermedii visant à atteindre l’alliance parfaite entre musique et poésie, l’idéal d’une certaine Renaissance. Intercalés dans des pièces de théâtre à l’imitation des Anciens, ces divertissements étaient proposés dans des appareils visuels et sonores fastueux. Après un premier apogée en 1589 avec les intermèdes composés pour La Pellegrina de Bargagli, cette tradition trouvera son prolongement ni plus ni moins dans l’opéra naissant, sous la plume de Peri, Caccini (L’Euridice, 1600), mais aussi, bientôt, Monteverdi (L’Orfeo) et Gagliano (Dafne).


harmonia mundi

1h42 — 2 CD — 19 mai 2017

Récompenses

La presse en parle

Choc de Classica

« Une tourbillonnante fête des sons et des sens. Un retour aux origines aussi beau qu’instructif, grâce à un remarquable travail éditorial émaillé d’une superbe iconographie. » (Jérémie Bigorie, juill. 2017)

Diapason d'Or

« Déployant un extraordinaire arsenal d’armes de séduction, Raphaël Pichon nous livre un objet unique et fascinant, prodigue en émotions riches… et parfois paradoxales. » (Denis Morier, juill. 2017)

Le Figaro

« Un enivrant et fascinant retour aux sources de l’opéra agrémenté de textes richement illustrés et documentés. » (Thierry Hillériteau, 2017)

L'éducation musicale

« L’interprétation n’appelle que des éloges car Raphaël Pichon sait combien habiter ces musiques d’un geste toujours vivant : élasticité de la battue, favorisant une dynamique très large et contrastée, sens inné de la construction. Il sait compter sur l’engagement de son Ensemble Pygmalion, une phalange déjà rompue à pareil exercice : couleurs des instruments historiques, beauté du phrasé, souplesse de l’articulation, en un mot extrême plasticité du discours. » (Jean-Pierre Robert, juill. 2017)

Forum Opera

« Admirablement servie par la prise de son de Hugues Deschaux et d’Olivier Rosset, la performance de Pygmalion égale, quand elle ne surclasse pas celle du Collegium Vocale de Gent et du Capriccio Stravagante Renaissance Orchestra emmenés par Skip Sempé. » (Bernard Schreuders, 6 juin 2017)

Opera Magazine

« Pygmalion se montre exemplaire dans la mise en place et l’homogénéité du chœur, la flamboyance des couleurs instrumentales. Comment ne pas être touché par les plaintes d’Apollo ou d’Orfeo (Funestepiagge de l’Euridicede Caccini, dont Renato Dolcini, bouleversant, distille chaque soupir) ? Ce voyage au pays du passé et aux sources de l’opéra est trop court. » (Michel Parouty, juill. 2017)

Télérama

« Remarquable par sa clarté autant que par son agilité, le chœur de l’Ensemble Pygmalion décompose et recompose son effectif selon les pièces, qui sollicitent aussi des voix solistes, toutes belles et bien caractérisées. (…) En accord avec les voix, l’orchestre se joue avec maestria de la virtuosité de l’instrumentation. » (Sophie Bourdais, 19 juin 2017)

Distribution

Solistes
Renato Dolcini, Apollo, Orfeo
Lucia Mancini, Ninfa, Dafne
Sophie Junker, Maïlys de Villoutreys, Ninfe
Zachary Wilder, Pastor
Lucile Richardot, Corifea, Ninfa
Virgile Ancely, Plutone
Deborah Cachet, Davy Cornillot, Safir Behloul, Renaud Bres, Nicolas Brooymans, Ninfe, Pastore del coro

Chœur
Adèle Carlier, Armelle Cardot Froeliger, Anne-Emmanuelle Davy, Perrine Devillers, Alice Foccroule, Maud Gnidzaz, Marie Paninsek, sopranos
Philippe Barth, Stephen Collardelle, Coline Dutilleul, Yann Rolland, altos
Safir Belhoul, Davy Cornillot, Olivier Coiffet, Constantin Goubet, Guillaume Gutierrez, Randol Rodriguez, ténors
Renaud Bres, Nicolas Brooymans, Geoffroiy Heurard, Matthias Lutze, Guillaume Olry, Igor Ballereau, Geoffroy Buffière, basses

Orchestre
Jerôme van Waerbeke, Louis Creac'h, violons 1
Nicholas Milne, Mathilde Vialle, Lucile Boulanger, Julien Léonard, Myriam Rignol, violes de gambe
Antoine Touche, basse de violon
Josh Cheatman, violone
Emmanuel Mure, Lambert Colson, Sarah Dubus, cornets
Stéphane Muller, Olivier Dubois, Cyril Bernhard, Franck Poitrineau, Stefan Légée, sacqueboutes
Julien Martin, flûte à bec
Evolène Kiener, dulciane et flûte à bec
Marie-Domitille Murez, harpe
Diego Salamanca, théorbe
Thibaut Roussel, théorbe, tiorbino, guitare baroque
Miguel Henry, chitarrino, cerrone, luth
Arnaud de Pasquale, Pierre Gallon, clavecins
Clément Geoffroy, orgue, clavecin
Sylvain Fabre, percussions

Clavecins et orgue :
Clavecin italien Alain Anselm, 2 jeux de 8 pieds / 50 notes de do à do, fabriqué en 1984.
Clavecin italien Philippe Humeau d'après un instrument anonyme du XVIIIe siècle, fabriqué à Barbaste en 1977.
Clavecin italien Philippe Humeau, 1 jeu de 8 pieds et 1 jeu de 4 pieds, d'après un instrument anonyme de la fin de XVIe siècle, fabriqué à Barbaste en 2005.
Orgue Quentin Blumenroeder construit en 2016.