Missae breves BWV 234 & 235

Johann Sebastian Bach

« À l’adolescence, j’ai été guidé par Bach et par une curiosité insatiable envers ses cantates, ses passions et ses motets. J’ai aussi participé régulièrement à une intégrale des cantates. Tout cela m’a nourri. Au moment de la création de Pygmalion, Bach s’est ainsi imposé naturellement, même si nous avons immédiatement pensé à privilégier d’abord certains recoins de son œuvre plus méconnus et à construire un répertoire satellite complémentaire. Les messes brèves étaient des oeuvres encore peu défendues, cachées dans l’ombre des Passions et de la grande Messe en si mineur. Par leur durée, par leur forme, elles étaient idéales pour de jeunes musiciens comme nous. Ces petits joyaux étaient à la fois extrêmement excitants et ambitieux mais ils bénéficiaient aussi d’être moins galvaudés que d’autres pages. Ce mélange d’exaltation, de joie, de théâtre, d’exubérance et d’énergie que ces messes brèves traduisent nous correspondait bien il me semble. (…) Ce disque a été une étape déterminante dans la jeune histoire de Pygmalion car nous avons eu la chance qu’il fasse parler de lui… et de nous. Ce qui me reste avant tout de ce disque fut l’évidence d’un groupe naissant : d’une réunion d’amis chanteurs et musiciens nous avons mué vers l’émergence d’un groupe professionnel plein d’envies, d’exigences, de générosité. Ce disque a réellement cristallisé ce projet fondé sur une fusion de l’exigence musicale et de l’aventure humaine. Notre puberté en quelque sorte ! (…) Il ressort de la musique de Bach une puissance émotive hors du commun alors qu’elle n’est pas le reflet seul de l’instinct mais celui d’une profonde pensée, construite, d’un esprit hors norme lui aussi. Pour nous musiciens, sa musique est également l’une des plus prolixes ; toute une vie ne suffit pas pour en explorer toutes les facettes ! Mettre Bach au cœur de Pygmalion était une évidence puisque nous pourrions l’explorer sans fin tout en construisant autour de lui un répertoire cohérent d’aventures différentes, enrichissant finalement notre lecture de Bach. »

Alpha Classics
1 CD – 28 août 2008

Récompenses

Distribution

Solistes
Eugénie Warnier, soprano
Magid El-Bushra, alto
Emiliano Gonzalez-Toro, ténor
Sydney Fierro, baryton

Chœur
Myriam Arbouz, Mathilde Bobot, Adèle Carlier, Judith Fa, Alice Glaie, Juliette Perret, Charlotte Plasse, sopranos
Thierry Clementz, Raphaël Mas, Marie Pouchelon, Marie Sarlin, altos
Patrick Boileau, Didier Chassaing, Jean-Baptiste de Ereño, Emmanuel Richard, ténors
Laurent Bourdeaux, Antoine Chauveau, Jean-Michel Durang, Vincent Manac'h, Michel Ohayon, basses

Orchestre
Gabriel Grosbard, premier violon
Paula Waisman, Matthieu Camilleri, violons 1
Camille Antoinet, Sandrine Dupé, Katherine Goodbehere, violons 2
Jérôme Van Waerbeke, Tiphaine Coquempot, altos
Julien Léonard, Myriam Rignol, ténors, basses de viole
Jérôme Huille, violoncelle
Thomas de Pierrefeu, contrebasse
Emmanuel Laporte, Tereza Pavelkova, hautbois
Evolène Kiener, basson
Anne Thivierge, Itay Jedlin, traversos
Arnaud de Pasquale, clavecin
Sébastien Daucé, orgue

Raphaël Pichon, direction