Missae breves BWV 233 & 236

Johann Sebastian Bach

« À l’adolescence, j’ai été guidé par Bach et par une curiosité insatiable envers ses cantates, ses passions et ses motets. J’ai aussi participé régulièrement à une intégrale des cantates. Tout cela m’a nourri. Au moment de la création de Pygmalion, Bach s’est ainsi imposé naturellement, même si nous avons immédiatement pensé à privilégier d’abord certains recoins de son œuvre plus méconnus et à construire un répertoire satellite complémentaire. Les messes brèves étaient des oeuvres encore peu défendues, cachées dans l’ombre des Passions et de la grande Messe en si mineur. Par leur durée, par leur forme, elles étaient idéales pour de jeunes musiciens comme nous. Ces petits joyaux étaient à la fois extrêmement excitants et ambitieux mais ils bénéficiaient aussi d’être moins galvaudés que d’autres pages. Ce mélange d’exaltation, de joie, de théâtre, d’exubérance et d’énergie que ces messes brèves traduisent nous correspondait bien il me semble. (…) Ce disque a été une étape déterminante dans la jeune histoire de Pygmalion car nous avons eu la chance qu’il fasse parler de lui… et de nous. Ce qui me reste avant tout de ce disque fut l’évidence d’un groupe naissant : d’une réunion d’amis chanteurs et musiciens nous avons mué vers l’émergence d’un groupe professionnel plein d’envies, d’exigences, de générosité. Ce disque a réellement cristallisé ce projet fondé sur une fusion de l’exigence musicale et de l’aventure humaine. Notre puberté en quelque sorte ! (…) Il ressort de la musique de Bach une puissance émotive hors du commun alors qu’elle n’est pas le reflet seul de l’instinct mais celui d’une profonde pensée, construite, d’un esprit hors norme lui aussi. Pour nous musiciens, sa musique est également l’une des plus prolixes ; toute une vie ne suffit pas pour en explorer toutes les facettes ! Mettre Bach au cœur de Pygmalion était une évidence puisque nous pourrions l’explorer sans fin tout en construisant autour de lui un répertoire cohérent d’aventures différentes, enrichissant finalement notre lecture de Bach. »

Alpha Classics
1 CD – 20 Septembre 2010

Récompenses

La presse en parle

Forum Opera

« Avec Raphaël Pichon, on retrouve un chœur, un vrai (5 à 7 chanteurs par partie) et un sacrément beau ! Et c’est sans doute la qualité et l’importance donnée à ce chœur (plutôt mis en avant au niveau sonore) qui fait le prix de cette version. Il se dégage ici une jubilation du chant choral très réjouissante. Cette jubilation se retrouve également dans la direction allante, énergique mais toujours avec une grande souplesse, de Raphaël Pichon. » (Pierre-Emmanuel Lephay, 31 oct. 2010)

Culturepoing

« Dès ses débuts ô combien prometteurs – un premier enregistrement des Messes BWV 234 et 235 chez Alpha en 2008, de nombreuses apparitions dans des festivals de musique français et européens – le groupe s’est placé sous le signe de Bach et a su lui rendre justice. Saluons avant tout le courage des musiciens qui s’attaquent une fois encore aux monuments du répertoire. Comme il est simple de se tourner vers les curiosités inédites, les redécouvertes en trompe-l’oeil ! » (Axelle Girard, 25 oct. 2010)

ResMusica

« On l’attendait ! Après le premier CD de Pygmalion consacré aux Messes brèves BWV 234 et 235 de Bach, voici son second disque avec, au programme, les deux autres Messes brèves BWV 233 & 236. Il est toujours important, quel que soit le domaine, de confirmer un premier succès. Eh bien, c’est fait ! Et bien fait. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Corneille l’a écrit et Raphaël Pichon le démontre. Ce jeune chef de 26 ans a su s’entourer d’une équipe d’amis musiciens de sa génération pour donner élan, tonicité et lumière à ces messes trop rarement à l’honneur. » (Jean-Noël Démard, 31 oct. 2010)

Distribution


Solistes
Eugénie Warnier, soprano
Terry Wey, alto
Emiliano Gonzalez-Toro, ténor
Christian Immler, basse

Chœur
Caroline Bardot, Mathilde Bobot, Jeanne Crousaud, Maïlys De Villoutreys, Sabine Devieilhe, Judith Fa, Juliette Perret, sopranos
Stéphane Leclercq, Marie Pouchelon, Lucile Richardot, Mélodie Ruvio, Marie Sarlin, altos
Patrick Boileau, Didier Chassaing, Davy Cornillot, Jean-Baptiste de Ereño, Guillaume Gutierrez, ténors
Virgile Ancely, Thierry Clementz, Jean-Michel Durang, Sidney Fierro, Geoffroy Heurard, basses

Orchestre
Bojan Čičić, violon solo
Marie Rouquié, Paula Waisman, Mika Akiha, Cyrielle Eberhardt, violons 1
Gabriel Grosbard, Yuki Koike, Sandrine Dupe, Anne Pekkala, violons 2
Kate Goodbehere, Jérôme van Waerbeke, altos
Myriam Rignol, alto, ténor de viole
Julien Léonard, viole
Julien Barre, Julien Hainsworth, violoncelles
Elise Christiaens, contrebasse
Evolène Kiener, basson
Emmanuel Laporte, Tereza Pavelkova, hautbois
Eva Valla Armanndottir, Olivier Picon, cors
Arnaud de Pasquale, clavecin
Sébastien Daucé, orgue (Quentin Blumenroeder)

Raphaël Pichon, direction