
Matthäus-Passion
Johann Sebastian Bach
Bach et Pygmalion, l’histoire d’une passion : elle relie le génial Cantor à une réflexion sur le drame intérieur et la vocalité constamment renouvelée. Étape majeure d’un compagnonnage de 15 ans, cette Matthäus-Passion témoigne de l’aboutissement de ce travail tout de précision et d’humilité. Lu à travers le prisme d’une tragédie en cinq actes à la fois intime et théâtrale, humaine et métaphysique, l’ouvrage se révèle sous les traits d’une universalité plus saisissante que jamais.
harmonia mundi
2h42 — 3 CD — mars 2022
Prix
La presse en parle
« Une réussite d’autant plus convaincante que Raphaël Pichon et ses partenaires font partie des interprètes de Bach les plus inspirés. Leur secret ? Faire danser la musique. Sans jamais freiner son entrain ni engourdir sa souplesse rythmique. Et la faire chanter dans une sorte de lévitation mélodique. » (Sophie Bourdais, 30 mars 2022)
« L’impulsion rythmique, toujours soumise aux impératifs des mots, guide Pygmalion, d’une virtuosité et d’une homogénéité exemplaires, ce qui n’interdit nullement l’intensité expressive et la ferveur […]. Impulsion, pulsation, émotion, jubilation. Une révélation. » (Philippe Venturini, 1er avril 2022)
« Une interprétation radieuse, puissante et raffinée. » (Stéphanie Renard, 9 déc. 2022)
« Le chef de l’ensemble baroque le plus enthousiasmant du moment a pris le temps de rassembler sa dream team : Julian Prégardien (ténor) en évangéliste vibrant, Stéphane Degout (basse) en Jésus inquiet, Sabine Devieilhe, au soprano habité, ou encore Lucile Richardot (alto), dont l’Erbarme dich prend immédiatement aux tripes et aux larmes. Ce qui frappe, c’est la sensation d’ampleur, du fait des doubles choeurs et orchestres, et la sérénité qui se dégagent de cet enregistrement, pourtant réalisé en pleine pandémie dans une Philharmonie fermée au public. » (Victorine de Oliveira, 7 avril 2022)
« Ce qui impressionne, c’est la façon dont l’acoustique spacieuse de la Salle Pierre Boulez, à la Philharmonie de Paris, favorise des interactions humaines et musicales infinies dans chaque partie. Il convient de mentionner d’emblée une basse continue pensée avec une sophistication remarquable, allant des contributions habiles et décisives du théorbe à un orgue qui joue un rôle bien plus important dans la caractérisation des récitatifs – que je m’en souvienne, jamais entendu ainsi auparavant. Avec sa vitalité intérieure rayonnante et pénétrante, cette Passion exprime très clairement ce que cette œuvre peut communiquer à notre époque. » (Jonathan Freeman-Attwood, avril 2022)