
Bach & Handel
Johann Sebastian Bach, Georg Friedrich Handel
Profonde tristesse et joie intense, exprimées dans des airs et cantates profanes et sacrés, sont les deux axes de cet album de la soprano Sabine Devieilhe enregistré avec Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon. Les deux compositeurs ici réunis ont su donner à la voix une force expressive unique, Bach avec toute sa puissance intérieure, Handel avec ses lignes mélodiques incomparables. Sabine Devieilhe, Pygmalion et Raphaël Pichon ont déjà beaucoup abordé Bach et on retrouve ici toute leur science dans ce magnifique répertoire. Avec Handel, ils apportent leur vision tout aussi éclairée pour traduire l’affliction, le repentir, la joie ou le désir. Sabine Devieilhe illumine tous ces airs de sa voix si pure, dont la ligne mélodique traduit avec intensité, séduction et justesse tous les affects portés par le répertoire qu’elle a choisi pour ce nouvel album.
Erato, 5 novembre 2021.
1h23 — 1 CD.
Récompenses
La presse en parle
« “Mein Jesu ! Was für Seelenweh” (BWV 487) capte immédiatement l’attention, mettant en valeur la voix de Sabine Devieilhe dans toute sa splendeur : pure, captivante et riche en nuances. Devieilhe est extraordinaire tant dans les récitatifs que dans les arias grâce, notamment, à la superbe collaboration avec les instrumentistes. Pygmalion réunit certains des meilleurs solistes baroques d’Europe, dont la violoniste Sophie Gent, la violoniste Lucile Boulanger et le luthiste Thomas Dunford. Quelle chance de les voir briller dans ces œuvres ! » (Tal Agam, 19 nov. 2021)
« Cet album émouvant de cantates de Bach et d’airs de Handel est certainement l’un des plus touchants à avoir vu le jour pendant la pandémie. L’arc narratif — du péché et de la repentance à la foi et à la joie — est extrêmement satisfaisant. Cela tient en grande partie à la minutie suprême avec laquelle Pichon tire parti de son prestigieux ensemble Pygmalion : la bénédiction avec laquelle Dunford enveloppe Cléopâtre dans “Piangerò”, la deuxième de ses lamentations tirées de “Giulio Cesare” ; le solo d’orgue fougueux et impulsif de Matthieu Boutineau dans la sinfonia de “Wir müssen durch viel Trübsal” ; le violon éthéré, presque purificateur, de Sophie Gent dans “Tu del Ciel ministro eletto”, la supplique à couper le souffle pour obtenir miséricorde tirée de “Il Trionfo del Tempo e del Disinganno”. Devieilhe est au cœur de tout cela, sa voix se livrant un moment avec une acuité éclatante, et l’instant d’après avec une immense tendresse. » (David Allen, 15 déc. 2021)
« Le chant de Sabine Devieilhe est d’une beauté presque indécente, mais elle ne vous emmène jamais au-delà des limites, même lorsqu’elle s’envole vers des ornements stratosphériques. » (Jonathan Freeman-Attwood, 2021)