
Création de Pygmalion et premier programme de musique polychorale vénitienne
Une résidence au festival Les nuits du Mont Rome, des répétitions ouvertes au public, un programme de musique italienne du XVIIe siècle dans un écrin naturel.
Avec Salmi Festivi, Raphaël Pichon reconstitue un office des vêpres tels ceux qui animaient la Basilique San Marco de Venise, composé de psaumes jubilatoires et de moments de contemplation dédiés à la Vierge.
Le théâtre David surplombe la vallée de la Saône. Réunissant déjà un chœur et un orchestre, Pygmalion offre une soirée où la dimension visuelle et la spatialisation des œuvres polychorales décuplent le pouvoir de la musique.

« Sous la direction du jeune et talentueux Raphaël Pichon, ce ne fut que pur enchantement pour le public qui écoutait dans un silence quasi religieux les voix merveilleuses des alti, soprani… qui s’élevaient sous la voute céleste (…). Un somptueux hors-d’œuvre ! » (Le Journal de Saône-et-Loire, Chantal Pitelet, juillet 2006)

Le festival de La Chaise-Dieu, rendez-vous estival du jeune Pygmalion
« Raphaël Pichon à un sens du délié et de l’articulation qui confère à son Bach des audaces narratives et une séduisante plasticité. Son Bach est aussi le nôtre. Un Bach de la tendresse fervente et de l’accomplissement des transparences d’une bouleversante élévation. Un nom prédestiné pour l’ensemble Pygmalion ? Après tout, ses pupitres surdoués n’épousent-ils pas la musique à laquelle ils prêtent vie ? Leur jeu est à la fois tourné vers une limpidité interprétative savamment préméditée autour de timbres exemplairement appariés. Ils célèbrent ces Messes brèves avec une stimulante tonicité. Rien d’intimidant chez ce Bach. Et pourtant un immense respect. De l’amour même. » (La Montagne, août 2007)
« La musique a la fraîcheur et la spontanéité de celui qui la dirige et de ceux qui le suivent. » (La Montagne, Roland Duclos, août 2010)
« Raphaël Pichon a confirmé son statut d’outsider dans l’univers de la musique baroque. Ce jeune chef de 28 ans affiche une troublante sérénité, une maturité et une personnalité remarquables. La recherche d’alliages sonores diaphanes et l’équilibre obsessionnel entre les voix et les instruments, la fluidité des lignes musicales et surtout la spiritualité de l’inspiration irradient ses interprétations à la tête de l’ensemble Pygmalion. » (Le Progrès, Antonio Mafra, août 2012)
« Belle fidélité réciproque entre le Festival de La Chaise-Dieu et l’Ensemble Pygmalion. » (ResMusica, Jean-Noël Démard, sept. 2013)
Le festival de La Chaise-Dieu, rendez-vous estival du jeune Pygmalion
Pygmalion foule le sol de l’Abbatiale Saint-Robert pour la première fois lors de la 41e édition du Festival de La Chaise-Dieu. Dans ce lieu hautement historique célébrant la musique sacrée et au cœur d’une belle tradition festivalière, Pygmalion présente le programme qui l’a fait connaître : les Missae Breves de J.S. Bach. Pour Jean-Michel Mathé, alors directeur du festival, « la rencontre avec Raphaël Pichon et de son ensemble Pygmalion a été une révélation. Au-delà de l’évidence de la qualité artistique de ce que j’ai entendu, j’ai été frappé par la personnalité de Raphaël : intelligence & maîtrise dans l’interprétation, exigence & bienveillance avec les équipes, ambition légitime teintée d’une modestie, ou plus précisément d’une intelligence de l’approche des répertoires au fur et à mesure des années. Il s’est immédiatement hissé au même niveau que d’autres artistes qui faisaient référence, je pense à Philippe Herreweghe ou Michel Corboz par exemple, apportant cependant une fraîcheur, un engagement et une lecture personnels. Ce fut le début d’une amitié artistique et personnelle de près de 20 ans. »
Le festival devient un rendez-vous estival qui suivra l’évolution du projet artistique de l’ensemble : Messes brèves, cantates, Missa 1733 et la Passion selon saint Jean de J.S. Bach, avant un premier Requiem allemand. En 2016, pour ses 10 ans, Pygmalion y crée Stravaganza d’Amore, grande fresque consacrée aux intermèdes musicaux présentés à la fin du 16e siècle à la Cour des Médicis, à Florence. Les prémices de l’opéra ! « L’apothéose de ce concert très bien monté, vivant, entraînant et riches de découvertes, est Che nuovo miracolo de Cavalieri. Un magnifique « miracle » et un condensé des qualités de Pygmalion : jeunesse, justesse, énergie communicative, imagination, très appréciées du public. » (ResMusica, Jean-Noël Démard, sept. 2016)




« Ce qui me reste avant tout de ce disque fut l’évidence d’un groupe naissant : d’une réunion d’amis chanteurs et musiciens nous avons mué vers l’émergence d’un groupe professionnel plein d’envies, d’exigences, de générosité. Ce disque a réellement cristallisé ce projet fondé sur une fusion de l’exigence musicale et de l’aventure humaine. » (Raphaël Pichon)

Un premier disque consacré aux Messes Brèves de Bach
Premier enregistrement de Pygmalion, les Missae Breves tracent un sillon : affirmer une aventure réunissant un chœur et un orchestre, jouer, travailler l’œuvre de Bach en passant par ce que Raphaël Pichon aime appeler les « œuvres de couloir ». Un répertoire fertile et enthousiasmant qui nourrit la compréhension d’œuvres bien plus enregistrées comme les Passions.
« Les Messes brèves étaient des œuvres encore peu défendues, cachées dans l’ombre des Passions et de la grande Messe en si mineur. Par leur durée, par leur forme, elles étaient idéales pour de jeunes musiciens comme nous. Ces petits joyaux étaient à la fois extrêmement excitants et ambitieux mais ils bénéficiaient aussi d’être moins galvaudés que d’autres pages. Ce mélange d’exaltation, de joie, de théâtre, d’exubérance et d’énergie que ces messes brèves traduisent nous correspondait bien il me semble. Ce disque a été une étape déterminante dans la jeune histoire de Pygmalion car nous avons eu la chance qu’il fasse parler de lui… et de nous. » (Raphaël Pichon)
« Répertoire rare que ces Messes brèves BWV 234 & 235, pas les plus démonstratives du compositeur a priori, mais Raphaël Pichon et ses troupes y insufflent une ferveur et une joie au sens le plus spirituel du terme, proprement enthousiasmante. Un succès à la clé, avec Diapason d’or de l’année et Editor’s Choice de la revue Gramophone, les autres Messes brèves seront enregistrées dans la foulée. Quant à ce 1er disque de Pygmalion, il aura immédiatement et spectaculairement lancé un ensemble et un chef parmi les plus créatifs du moment. » (Lionel Esparza, France Musique, « Les disques de légende », février 2025)

Les débuts lyriques : un cycle Rameau au Festival de Beaune
En 2011, Pygmalion ouvre au Festival de Beaune le chapitre lyrique de son histoire avec Dardanus de Jean-Philippe Rameau. Ce titre inaugure un cycle consacré aux tragédies lyriques du compositeur, célébré dans sa Bourgogne natale.
Pygmalion y retourne dès l’année suivante avec Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux en 2013 puis Zoroastre en 2016. Rameau fait alors partie intégrante de l’identité de Pygmalion. Dardanus sera également le premier projet scénique de Pygmalion, mis en scène par Michel Fau à l’Opéra National de Bordeaux.
Raphaël Pichon prend parti pour les éditions tardives de ces tragédies lyriques : créé en 1739 au Palais-Royal et critiqué pour son livret, Dardanus est remanié par Rameau pour une nouvelle version en 1744. Il en va de même pour Hippolyte et Aricie, créé en 1733, modifié en 1757. En 2013, il explique : « Ces versions tardives sont éloignées de dix ou même vingt ans de la création de l’œuvre, et jouissent ainsi de toute l’expérience d’un compositeur qui aura écrit pour l’opéra durant trente ans. Elles vont donc à l’essentiel, tout en offrant beaucoup de musique nouvelle, et de nombreuses réorchestrations de plus en plus riches et fines ».

Les débuts lyriques : un cycle Rameau au Festival de Beaune
« Raphaël Pichon, un futur grand. Il a déjà le charisme d’un vrai maestro. Voici la relève de nos grands chefs baroques. » (Le Figaro, Christian Merlin, juillet 2011)
« L’orchestre et les choeurs de Pygmalion, conduits par Raphaël Pichon visiblement habité, ont été excellents de bout en bout. Il faisait froid dans la cour des hospices de Beaune mais ce Dardanus a échauffé les oreilles et réchauffé les cœurs. » (Le Monde, Marie-Aude Roux, juillet 2011)




Trauernacht : la métamorphose de cantates de Bach au festival d‘Aix-en-Provence
Pour ses débuts au festival d’Aix-en-Provence, Raphaël Pichon s’associe à la metteuse en scène britannique Katie Mitchell. Ils choississent le thème universel du deuil pour revisiter des extraits de cantates de Johann Sebastian Bach (BWV 8, 60, 90, 147, 146). Si Bach n’a jamais composé d’opéra, la mise en scène de Katie Mitchell met en exergue la théâtralité de sa musique en perpétuel dialogue avec la mort.
Cette « nuit de deuil » est un objet minimaliste, intimiste, d’un réalisme minutieux, qui témoigne de la palette d’émotions à l’œuvre chez Bach. Un voyage initiatique de l’homme face à sa propre finitude. D’abord donnée avec les jeunes instrumentistes de l’Académie européenne de musique, l’œuvre est reprise en tournée par Pygmalion à Amsterdam, Valence, Caen, Arras, Paris et Lisbonne.
Forts de cette première collaboration, Raphaël Pichon et Katie Mitchell créent Miranda en 2017, semi-opéra inspiré de The Tempest de William Shakespeare, sur des musiques d’Henry Purcell, dans une optique résolument dynamique et contemporaine. Miranda signe les débuts du partenariat avec l’Opéra-Comique. Depuis, Pygmalion y propose chaque saison une nouvelle production.

Trauernacht : la métamorphose de cantates de Bach au festival d‘Aix-en-Provence
« Katie Mitchell transforme les cantates de Bach en œuvres hybrides, entre opéra, théâtre et concert. “Katie Mitchell est comme de nombreux artistes, obsédée par la mort, et il est vrai qu’il y a chez Bach quelque chose de noir, d’acerbe, de rêche, même si teinté de réconfort. Trauernacht est une aventure passionnante”, explique le chef d’orchestre Raphaël Pichon. » (Libération, Guillaume Tion, juillet 2014)
« Ce que l’on admire le plus, c’est le choix des extraits musicaux et leur enchaînement : de la révolte à l’apaisement, ils passent en revue toute la palette de sentiments parcourue par l’œuvre de Bach, créant des contrastes et une progression d’une telle cohérence que l’on en arrive à oublier que c’est un pot-pourri. Une grande cantate ou un miniopéra, c’est ce à quoi on a l’impression d’assister. » (Le Figaro, Christian Merlin, juillet 2014)

Pygmalion en résidence à l‘Opéra National de Bordeaux
De nombreux concerts d’exception se sont déployés à l’Auditorium, au Grand Théâtre ou hors les murs : l’Orfeo de Rossi, Miranda de Purcell, Elias de Felix Mendelssohn-Bartholdy, le Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart, les Vêpres de Monteverdi à la Basilique Saint-Seurin, Enfers avec Stéphane Degout, ainsi que de nombreux projets dédiés à J.S. Bach. L’ONB et Pygmalion ont su réunir autour de cette programmation un public de spectateurs fidèles et très nombreux.

Pygmalion en résidence à l‘Opéra National de Bordeaux
Fortement attaché à la région bordelaise et à son public depuis 2010, Pygmalion officialise sa résidence à l’Opéra national de Bordeaux (ONB) en 2014, avec des programmes autour de Bach, Mozart et Rameau. En 2015, le Grand Théâtre accueille Dardanus, premier opéra mis en scène (Michel Fau) donné par Pygmalion.




Les Soeurs Weber : premiers pas mozartiens
Symbole de l’éveil amoureux du compositeur, la famille Weber est présente dans toutes les étapes des quinze dernières années de la vie de Mozart. À travers quatre tableaux, ce programme dresse un portrait riche des trois sœurs et muses, Aloysia, Josepha & Constanze Weber, chacune incarnant une étape différente de la vie créatrice de l’un des plus grands « amoureux » de l’histoire de la musique.

Les Soeurs Weber : premiers pas mozartiens
« L’envie d’enregistrer Mozart n’est pour moi ni originale, ni récente. D’où me vient depuis mon plus jeune âge le sentiment d’être en terrain connu ? Pourquoi sa musique est-elle évidemment celle que je souhaite adresser au néophyte autant qu’au connaisseur ? C’est ce que j’ai réalisé en découvrant la relation unique qui le lie avec les sœurs Weber. » (Sabine Devieilhe)
« Débordant de jeunesse, d’enthousiasme et de respect pour la musique, ce disque original est bien plus que la confirmation du talent d’une soprano d’exception : c’est un véritable acte de culture. » (Opéra Magazine, Richard Martet, nov. 2015)




Dardanus, premier opéra mis en scène : merveille des couleurs, magie des voix !
« Le décor est une réplique de la salle de l’Opéra de Bordeaux avec ses colonnes antiques, ses chapiteaux corinthiens et ses petits balcons où prennent place les membres du chœur, promus spectateurs et commentateurs de l’action. User d’une gestuelle non pas naturelle mais affectée, en correspondance avec le caractère exceptionnel des personnages et des situations vécues. Assumer les ballets, le statisme de l’action, les invraisemblances de l’intrigue. Respecter la pulsion dramatique, ses lenteurs, ses digressions, voire ses égarements mais ne laisser aucun temps mort s’installer, le tout avec humour. Ces options sont aussi celles de Raphaël Pichon dont la direction fait preuve d’une inventivité similaire. Réinventée, la musique de Dardanus jaillit spontanée, limpide, fluide, vive, alerte, savante mais toujours juvénile. Quoi d’étonnant de la part du fondateur d’un ensemble dont un ballet de Rameau a inspiré le nom : Pygmalion. » (Forum Opera, Christophe Rizoud, avril 2015)
« Michel Fau offre au public un “délire excessif et esthétique”. Sa mise en scène, portée par des décors et des costumes d’une modernité hors normes nous transporte dans un univers unique. L’œuvre originale et prolixe de Rameau présentée au Grand Théâtre de Bordeaux sous la direction de Raphaël Pichon connaît une renaissance exceptionnelle. » (Bachtrack, Roxane Gennaoui, avril 2015)

Dardanus, premier opéra mis en scène : merveille des couleurs, magie des voix !
Après une version concert et un album paru chez Alpha, Pygmalion fait ses débuts à la scène avec Dardanus. Cette production constitue une étape majeure de la résidence de l’ensemble à Bordeaux. Des six tragédies, Dardanus est sans doute l’œuvre dans laquelle se perçoit pleinement le génie multiforme de Rameau. Le rôle dévolu à l’orchestre dans l’accompagnement du chant atteint ici une pleine maturité. Le livret présente tous les « thèmes » de l’opéra à la française : l’amour contrarié, la vaillance du héros secrètement aimé, le magicien visionnaire ou les esprits infernaux. La mise en scène onirique de Michel Fau pousse l’esprit baroque à son paroxysme : couleurs acidulées, costumes extravagants, danses et disgressions afin de « réinventer l’opéra du 18e » selon ses propres mots ! Au milieu des paillettes, des bourgeons et des fleurs, de la mer agitée par la colère de Neptune, Karina Gauvin, Gaëlle Arquez, Reinoud van Mechelen, Florian Sempey, Nahuel di Pierro, Katherine Watson, Etienne Bazola, Virgile Ancely, Guillaume Gutiérrez campent des personnages fantasques et humoristiques.
L’opéra s’est vu décerné le Grand Prix 2015 (Meilleur spectacle Lyrique de l’année) du Syndicat Professionnel de la Critique Théâtre, Musique et Danse.




Elias, un nouveau chapitre romantique
« Virage romantique réussi pour Pygmalion. Un répertoire qui sied superbement à la fougue de Raphaël Pichon et son ensemble. Le chef exige de son chœur la « même rhétorique que dans Bach, cette même manière de traiter le texte pour le rendre palpable et théâtrale », dixit Pichon. » (Classykeo, Séverine Garnier, déc. 2016)
« L’oratorio Elias de Mendelssohn reçoit un triomphe à la Philharmonie. À la baguette, Raphaël Pichon est imprégné et transmet le drame. Le public offre une ovation de plaisir. » (Ôlyrix, Frédérique Épin, déc. 2016)
« Concert absolument majeur ce soir. Raphaël Pichon et son Ensemble Pygmalion abordent un monument romantique avec toutes les qualités héritées de leur longue pratique de J.S Bach. Raphaël Pichon dirige ses forces avec souplesse et obtient, nul ne sait comment, une extraordinaire grandeur qui toujours s’élève et s’allège. Les moyens orchestraux, vocaux et choraux sont somptueux. Chacun ce soir est parfait. L’orchestre sur instruments d’époque est d’une richesse de couleurs inimaginable. Les chœurs ont une présence, une diction impeccable. L’homogénéité des pupitres est spectaculaire. Stéphane Degout dans une voix à la beauté troublante incarne un Elias inoubliable. Julia Kleiter a une voix fruitée et ronde qui coule dans des phrasés sublimes. Anaïk Morel sait tenir de l’ange comme du démon. » (Classiquenews, Hubert Stoecklin, déc. 2016)

Elias, un nouveau chapitre romantique
Pensé dans la continuité de son répertoire de prédilection (Messes brèves, Passion selon saint Jean, cantates de Bach), le choix de l’oratorio romantique Elias, sur instruments d’époque, suscite un véritable enthousiasme chez Pygmalion. Deuxième oratorio écrit par Felix Mendelssohn-Bartholdy après Paulus, Elias est fortement influencé par la musique de Haendel et de Bach. Raphaël Pichon affectionne particulièrement cette partition consacrée à Élie, que le compositeur décrivait comme « un vrai prophète en opposition avec le monde entier et pourtant porté sur des ailes d’ange ».
Convaincu par cette première expérience, Pygmalion poursuivra son exploration du répertoire romantique allemand avec des programme bâtis autour de la Symphonie n° 2 Lobgesang de Mendelssohn-Bartholdy, d’Un Requiem allemand et de la Symphonie n° 1 de Johannes Brahms.
Elias marque les débuts d’une collaboration artistique au long cours avec Stéphane Degout. Le baryton sera au cœur de nombreux projets avec Pygmalion aussi bien au disque (Enfers en 2018, Mein Traum en 2022, Ein deutsches Requiem en 2025) qu’au concert ou à l’opéra.




Mariavespers au Holland festival : un espace hors du commun pour Les Vêpres de Monteverdi
Dans l’antre du Gashouder, gigantesque cloche en fer de plus de 50 mètres de diamètre qui autrefois alimentait Amsterdam en gaz, et autour d’une immense sculpture, amas de tissus et d’alluvions créée par Berlinde De Bruyckere, Cripplewood, se jouent des Vêpres de la Vierge de Monteverdi. Cette « mise en écoute » organisée par Pierre Audi fait l’ouverture spectaculaire de la 70e édition du Holland Festival, « Festival for Performing Arts », en coproduction avec l’Opéra d’Amsterdam.

« L’espace insolite se prête miraculeusement à l’exercice (…). Des vidéos miroitantes émaillent parfois la coupole du plafond et les parois de reflets mouvants de vitrail. Mais tout est d’une grande sobriété. À la tribune, Raphaël Pichon, longue chemise orange et barbu comme un Christ d’icône, dirige tantôt de dos tantôt de face en fonction du positionnement de ses troupes. Le jeune maître de musique, totalement adonné, sert Monteverdi avec une plénitude concentrée et un lyrisme sans abandon. Sobre, tendre et passionné. » (Le Monde, Marie-Aude Roux, juin 2017)


Bach en sept paroles : quand les cantates de Bach dialoguent avec les arts
« Nous avons d’abord voulu nous pencher sur le message d’humanité, d’espoir, de lumière que nous donne à entendre Bach. » (Raphaël Pichon)
« Raphaël Pichon s’est lancé un immense défi : visiter un monument musical constitué de quelque deux cents cantates à l’aide de sept clés seulement, « sept paroles » censées en ouvrir toutes les portes. (…) Si les solistes ont impressionné, le collectif a sidéré. Le public est irradié, s’imprégnant des sons comme une forme d’antidote aux désagréments du temps. » (Baroquiades, Michel Boesch, oct. 2017)

À la Philharmonie de Paris, la magie, la danse, l’art des lumières entrent en osmose avec la musique de Johann Sebastian Bach à travers un itinéraire en sept étapes, telle une méditation, autour des cantates, Passions, motets, arias du cantor de Leipzig. Dans les programmes “Lumières”, “De passage”, “L’appel”, « Châtiments », “Des profondeurs”, “Voici l’homme – La Passions selon saint Jean”, “Consolations”, les musiciens et musiciennes de Pygmalion rencontrent le danseur japonais Saburo Teshigawara, Marina Abramovic, Bertrand Couderc, la Compagnie 14:20 Magie nouvelle…


Le Requiem de Mozart mis en scène par Romeo Castellucci : chant de vie et d’espérance
“Comme la mort est la véritable destination finale de notre vie, je me suis tellement familiarisé avec cette véritable et meilleure amie de l’homme que son image n’a plus rien d’effrayant pour moi mais m’apparaît même très apaisante et consolatrice.”
Ces considérations de Mozart sur la vie et la mort sont à l’origine de l’interprétation que Raphaël Pichon et Romeo Castellucci donnent du Requiem emblématique et inachevé du compositeur. Expression de l’angoisse existentielle de l’homme face à la finitude, cette messe des morts nous confronte au caractère éphémère de la nature et de la culture, de l’homme en tant qu’espèce et en tant qu’individu. “Nous devons comprendre et célébrer la fin comme l’envers d’une fête où la danse se poursuit. Cette Missa pro defunctis change alors de polarité et de signification.” La vision théâtrale de Castellucci, portée par la dramaturgie musicale de Pichon – qui agrémente l’œuvre d’autres pièces religieuses de Mozart –, transformera ce Requiem en ultime glorification de la vie. Un défi chorégraphique exaltant et intense, notamment pour le chœur, personnage principal de cette grande fête mortuaire.
Cette production intimement liée à l’identité de Pygmalion sera par la suite reprise à Bruxelles, Vienne, Naples, mais aussi Adelaide, Valence, Bâle…


Le Requiem de Mozart mis en scène par Romeo Castellucci : chant de vie et d’espérance
“Une splendide méditation sur la beauté du monde et sa désintégration.” (Le Figaro, Christian Merlin, juillet 2019)
“Mené avec les chanteurs du chœur Pygmalion qui se font performeurs et danseurs, ce fabuleux voyage vers l’espoir et la lumière s’incarne dans des figures chorégraphiques revenant à la source des rituels païens. Fort de ces traditions qui organisent la vie depuis la nuit des temps, Romeo Castellucci transforme avec générosité le monument dédié aux morts en œuvre habitée par autre chose que des anges.” (Les Inrocks, Patrick Sourd, juillet 2019)


Création de Pulsations, festival inattendu !
« Le festival investit la ville de Bordeaux et ses environs avec la même curiosité qu’il visite le répertoire. » (Les Échos, juin 2021)
« La recherche de nouvelles sensations est au cœur du projet d’un chef bien décidé à ne pas enfermer la musique classique dans sa niche » (Le Figaro, Christian Merlin, juin 2023)
De l’opéra à la pop, du cirque aux grandes voix, Pulsations accueille James Thierrée, Camille, Cécile McLorin Salvant, Sabine Devieilhe, Léa Desandre, Nahuel di Pierro, Michael Spyres, B.O.D.I.E.S de Kate Frankie – pour la première fois en France. Des expériences artistiques et musicales inédites, des émotions uniques, l’alchimie entre des projets artistiques et des lieux fortement magnétiques ou symboliques, tel est l’esprit du festival Pulsations !
Parmi les temps forts des éditions passées : le Requiem humain de Brahms mis en scène par Jochen Sandig à la base sous-marine en 2021 ; l’opéra Orphée et Eurydice de Gluck mis en scène par Eddy Garaudel dans une ancienne usine désaffectée, la Halle 47 de Floirac, en 2023 ; La Passion grecque de Bohuslav Martinů confié à la metteuse en scène Juana Inés Cano Restrepo : un opéra peu donné dans lequel choristes amateurs de la région et chœur de Pygmalion ne firent qu’un !

Création de Pulsations, festival inattendu !
« Né en 2020 de la frustration engendrée par des mois de silence liés à la pandémie, antidote imaginé par le chef d’orchestre Raphaël Pichon » (Le Monde, Marie-Aude Roux, juillet 2021)
En 2020, en pleine pandémie, Pygmalion et Raphaël Pichon se lancent dans une nouvelle aventure : la création du festival Pulsations à Bordeaux et dans sa métropole. L’intention est double : offrir aux musiciens la possibilité de donner de nouveau des concerts dans un contexte sanitaire où tout avait été mis en pause et jouer dans des lieux insolites et inattendus, souvent non-dédiés à la culture, pour aller à la rencontre du plus grand nombre. La première édition du festival, montée en quelques semaines avec la complicité indispensable de forces vives locales particulièrement engagées, est un grand moment de retrouvailles, de soulagement et de jubilation. Pour replacer la culture au cœur des politiques sociales, Pulsations propose une billetterie attractive, offre des places aux associations et aux partenaires sociaux, imagine des ateliers préparatoires pour découvrir les œuvres et les interprètes !




La Passion selon saint Matthieu, un enregistrement inoubliable à la Philharmonie de Paris
5 années plus tard et malgré une tournée largement amputée par la pandémie de Covid-19, Raphaël Pichon enregistre à la Philharmonie de Paris cette œuvre quintessentielle. Un défi et des souvenirs inoubliables pour les musiciens engagés à ses côtés. Un album qui recevra de nombreuses récompenses, dont une Victoire de la musique classique en 2023.

La Passion selon saint Matthieu, un enregistrement inoubliable à la Philharmonie de Paris
En 2016, dix ans après les enregistrements des Messes brèves, Pygmalion s’engage dans la découverte de la Passion selon saint Matthieu pour une première série de concerts remarquée.
« La première chose qui m’a convaincu ici, c’était d’avoir pu réunir autour de moi les interprètes qui me sont désormais indispensables pour cette œuvre. Une véritable famille, toutes ces personnalités, solistes, chanteurs du chœur, instrumentistes. Quand j’ai fondé Pygmalion, j’avais une seule certitude et grand rêve,
c’était que nous jouerions notre première Passion selon saint Matthieu pour nos dix ans et que, pendant dix ans, nous allions jouer les Messes brèves, les cantates, la Messe en si mineur, la saint Jean, les motets, la musique instrumentale et que nous allions faire connaissance de la manière la plus intime possible avec l’œuvre de Bach pour un jour en “mériter” un paradis : pouvoir aborder la saint Matthieu. Et c’est ce que nous avons fait en 2016, avec déjà l’immense majorité de l’équipe de musiciens de cet enregistrement. » (Raphaël Pichon)




Un Requiem humain de Brahms : en immersion à la base sous-marine de Bordeaux
À l’occasion de la 2e édition de son festival Pulsations, Pygmalion s’empare de ce monument choral dans une version immersive et interactive imaginée par Jochen Sandig. Créée à Berlin en 2012 comme un objet scénique où la frontière entre le public et les interprètes s’estompe au profit de la communauté, cette réalisation est ici repensée et adaptée pour l’immense vaisseau de béton qu’est la Base sous-marine. Dans ce lieu, Un Requiem allemand s’apparente plus que jamais à une plongée dans la profondeur des cœurs humains, comme une immense consolation, une véritable promesse de lumière après la douleur. Une immersion qui résonne comme une libération en pleine pandémie.

Un Requiem humain de Brahms : en immersion à la base sous-marine de Bordeaux
« Évènement du festival Pulsations, créé en 2020 par le chef d’orchestre Raphaël Pichon, le chef-d’œuvre sacré de Brahms transcende mémoire de la guerre et espérance de paix. La sensation est intense, qui fait venir les larmes aux yeux derrière les masques. (…) Bienheureux, le public reconnaissant qui a longuement ovationné ce Requiem humain hors normes. » (Le Monde, Marie-Aude Roux, juillet 2021)
« “J’ai pleuré tous mes morts”, lance une spectatrice, essuyant ses yeux à la fin de ce Requiem humain. Spectacle qui bouleverse, captive, interpelle. La Base-sous-marine de Bordeaux plongée dans la pénombre, où les spectateurs sont invités à déambuler entre les bassins. Nous entrons timidement dans… un tombeau. La musique de Johannes Brahms, douce, monte autour de nous. Elle rassure : « Bienheureux les affligés, car ils seront consolés ». Chanteurs et chanteuses marchent à nos côtés. La foule suit le piano qu’ils tirent, tel un cercueil. Les accords, la mélodie et les voix ne sont pas au loin mais là, enveloppantes, presque EN nous. » (Sud-Ouest, Séverine Garnier, juillet 2021)




Lakmé à l‘Opéra-Comique
Raphaël Pichon et Laurent Pelly s’emparent de ce fleuron de l’Opéra-Comique, succès international joué plus de 1600 fois depuis sa création en 1883, et servi par une distribution de haute volée. Associé à l’Opéra-Comique depuis 2017, Pygmalion s’autorise ainsi une première incursion dans le répertoire romantique français du XIXe siècle, choisissant les élégantes mélodies et l’orchestration raffinée de Léo Delibes.
Sabine Devieilhe y campe une mémorable Lakmé, rôle-titre virtuose et dramatique dans lequel le public de l’Opéra-Comique l’avait découverte en 2014, tandis que Stéphane Degout, compagnon de route de Pygmalion depuis de nombreuses années, offre une interprétation magistrale de Nilakantha, son père.
Cette Lakmé « sans temples, sans fleurs, sans l’ombre d’une végétation luxuriante » telle qu’annoncée par Laurent Pelly, laisse de côté l’exotisme ornemental pour dévoiler un ailleurs imaginaire et épuré, décor d’une passion impossible.

Lakmé à l‘Opéra-Comique
« En fosse et sur le plateau, Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion s’engagent pour le meilleur dans cette nouvelle aventure qu’est, pour eux, l’opéra romantique français – on n’en attendait pas moins d’une formation qui n’a cessé de repousser ses limites et celles de son répertoire. La richesse timbrique et les subtilités de l’orchestration, les changements de climats, les interventions solistes et les séquences chorales, tout contribue à la réussite de cette production. » (Télérama, Sophie Bourdais, sept. 2022)
« Depuis sa prise de rôle, jamais Sabine Devieilhe n’avait atteint pareille osmose entre chant et jeu. Au miracle vocal, inchangé depuis dix ans, s’ajoute, cette fois, un engagement physique sidérant. Une Lakmé certes inusuelle, avec ses cheveux blancs, mais extraordinairement crédible, d’abord déesse de marbre, puis jeune fille s’ouvrant à l’amour, et finalement victime expiatoire d’un conflit qui la dépasse. Chaque prouesse technique, chaque pianissimo dans l’aigu se doublent d’un geste, d’un mouvement, d’une attitude qui font mouche. » (Opéra Magazine, 2022)
« Dans la fosse, Raphaël Pichon a mis son ensemble Pygmalion aux instruments du XIXe siècle, et c’est un grand succès tant pour la balance avec le plateau, toujours délicate à la Salle Favart, que pour les couleurs sonores très définies, en particulier dans les vents mais aussi les percussions (glockenspiel translucide, timbales expressives de Camille Baslé), tout en étant capables de dégradés impressionnistes. L’exotisme n’est jamais de pacotille. » (Le Figaro, Christian Merlin, sept. 2022)




Pygmalion, ensemble associé au Théâtre national de l’Opéra-Comique
Pygmalion et le Théâtre national de l’Opéra-Comique développent depuis 2017 une aventure commune au long cours, faisant de la Salle Favart un partenaire scénique majeur de l’ensemble. Cette fidélité réciproque a permis la naissance d’une nouvelle production chaque année, témoin de la confiance portée par Olivier Mantei puis Louis Langrée aux intuitions de Raphaël Pichon.
Sont nés des spectacles qui symbolisent les évolutions du projet artistique de Pygmalion, les affinités avec des metteurs et metteuses en scène, des chanteurs et chanteuses, des œuvres et des échappées de répertoire, le renouvellement de l’adresse au public. Un véritable miroir de l’identité de Pygmalion !

2017 : Miranda – Purcell (Katie Mitchell)
2018 : Orphée & Eurydice – Gluck (Aurélien Bory)
2019 : Ercole Amante – Cavalli (Valérie Lesort & Christian Hecq)
2020 : Fidelio – Beethoven (Cyril Teste)
2021 : Hippolyte & Aricie – Rameau (Jeanne Candel)
2022 : Lakmé – Delibes (Laurent Pelly)
2023 : L’Autre Voyage – Schubert (Silvia Costa)
2025 : Samson – Rameau (Claus Guth)


Orphée et Eurydice, notre premier opéra 100% autoproduit !
« Sous une nef de béton et d’acier, Raphaël Pichon et l’ensemble Pygmalion donnent une version follement inventive d’Orphée et Eurydice où le public déambule, cocktail à la main, entre chanteurs et musiciens. Bluffant. » (Télérama, Sophie Bourdais, juin 2023)
« Avec beaucoup d’idées et des moyens restreints cette “expérience Orphée” voulue par l’équipe de Pygmalion pour la deuxième édition de son festival Pulsations a résolu la fausse contradiction entre opéra élitiste et musique populaire, comme si le poète antique avait tué ce serpent de mer de la politique culturelle. » (Concert Classic, Vincent Borel, juin 2023)

Orphée et Eurydice, notre premier opéra 100% autoproduit !
Dans l’espace dantesque de la Halle 47, ancienne usine à l’abandon située à Floirac, se joue l’histoire immémoriale d’Orphée et Eurydice, faites de douleurs, de pertes et de déchirures, mise en scène par Eddy Garaudel. Pour ce projet phare de l’édition 2023 du festival Pulsations – Bordeaux, les spectateurs sont invités à déambuler le temps d’un mariage festif et exubérant… Mais bientôt, l’image glacée d’Eurydice, allongée au sol, blessée à la tête, les saisit d’effroi. Invités à prendre place dans les gradins, ils assistent à l’avancée dans les ténèbres du poète Orphée, et découvrent une Halle qui se dévoile peu à peu jusqu’à atteindre, à la fin de l’opéra, 90 mètres de profondeur. Comme dans la tragédie antique, le chœur a, dans cette œuvre, une place prépondérante, puisqu’il incarne tout à la fois les invités du mariage, les témoins de la douleur du poète, les furies qui l’empêchent d’avancer dans les Enfers, les ombres ectoplasmiques des Champs Élysées et les échos du vide que laissera la perte d’Eurydice.
L’opéra a fait l’objet d’un film réalisé par François-René Martin, diffusé sur Arte.




Les Chemins de Bach, une épopée musicale à pied, à vélo, et en ligne !
Pensé comme une production inédite de contenus numériques, sonores et visuels, en partenariat avec Arte et France Musique, le voyage de Pygmalion sur les chemins de Bach est une déclaration d’amour à la musique et à l’un de ses plus grands génies. Il est aussi, pour Pygmalion, l’occasion d’interroger l’évolution des pratiques musicales ; le rapport du métier de musicien aux enjeux environnementaux et sociétaux.
« C’est aussi splendide à regarder qu’à écouter. Rien ne nous échappe de la direction fiévreuse, habitée, de Raphaël Pichon. » (Télérama, Sophie Bourdais, juin 2025)

Les Chemins de Bach, une épopée musicale à pied, à vélo, et en ligne !
En 1705, Johann Sebastian Bach a vingt ans. Jeune maître de chapelle, de condition modeste, il veut parfaire son éducation musicale. Comme il lui est impossible de réaliser le grand voyage dont il rêve vers l’Italie, il décide de quitter sa ville d’Arnstadt en plein centre de l’Allemagne pour gagner Lübeck, au bord de la Mer du Nord, à la rencontre du grand compositeur Dietrich Buxtehude, maître incontesté de son époque. Débute un voyage à pied de plus de 400 kilomètres sur la « route du sel », ancienne voie romaine.
Pour ses vingt ans, Pygmalion réalise un voyage musical dont la première étape le mène à la rencontre du public de Thuringe. L’ensemble se met en route sur les traces du compositeur, aux sources de sa musique, à pied et à vélo. Des rencontres se créent ; la musique habite des lieux exceptionnels ! C’est l’émerveillement à Arnstadt, dans la Bachkirche où le jeune Bach occupa le poste d’organiste et dans l’Oberkirche, église de ses ancêtres. La musique emplit également l’écrin de l’église St. Bartholomäus de Dornheim où Bach se maria en 1707 et l’église St. Peter & Paul à Weissensee avec un programme consacré au grand cousin de Bach, Johann Michael Bach.


