
Vespro della Beata Vergine
Claudio Monteverdi
Après Stravaganza d’amore, formidable album consacré à la musique florentine de la fin du XVIe siècle, Raphaël Pichon et Pygmalion retournent en Italie, mais à Mantoue cette fois. Ils nous offrent ici leur lecture de l’un des sommets de la musique sacrée de cette époque : les Vêpres de Monteverdi. Révélant comme personne la poignante intériorité de ces pages, ils font jaillir tout le théâtre dont elles sont porteuses. Bouleversant.
harmonia mundi
1h42 — 2 CD — février 2023
Récompenses
La presse en parle
« Si l’interprétation historique vise, comme elle l’a toujours fait, à restituer le choc de l’ancien pour les oreilles d’aujourd’hui, alors cette interprétation historique est proche de la perfection. » (David Allen, 28 sept. 2023)
« Une œuvre composée il y a 400 ans dont il traduit admirablement la dimension intemporelle. Le chef de l’ensemble Pygmalion nous éclairera justement sur sa vision de cette partition d’une telle force narrative voire cinématographique. Une anthologie de psaumes qu’il aborde comme une grande odyssée sonore et spirituelle ! » (Laure Mézan, 25 sept. 2023)
« Comme à son habitude, Raphaël Pichon prête attention au texte, que ce soit dans la torrentielle réponse à l’appel initial, les différents épisodes du Dixit Dominus (les temps forts bien marqués sur “conquassabit”, la fluidité du “De torrente”) ou du Magnificat qui investit un vaste espace. La grâce surnaturelle du Nigra sum d’Emiliano Gonzalez Toro, la sensualité du Pulchra es de Céline Scheen et Perrine Devillers, l’énergie du Fecit potentiam de Lucile Richardot participent à cette “expérience de l’extase” que cherche le chef. » (Philippe Venturini, oct. 2015)
« Après en avoir livré une version époustouflante à Versailles (gravée en 2019 en DVD), Raphaël Pichon remet le couvert au disque avec une nouvelle distribution (dont Céline Scheen). Le jeune chef français, dont on n’a pas oublié une récente Saint-Matthieu d’anthologie, démontre une fois de plus sa capacité à relire des œuvres mythiques sans les dénaturer. » (Stéphane Renard, 16 sept. 2023)
« Tout est beau, habité, lumineux. La clarté des plans sonores et des voix (instrumentales comme vocales), le Dixit Dominus comme surgi d’un autre monde, le théâtre du Laudate Pueri, le Nisi Dominus suspendu puis tendu comme la corde d’un arc, l’Ave maris stella en apesanteur… » (Sophie Bourdais, 28 août 2023)
« Il rend ainsi justice à la dimension immersive de la musique qui vient envelopper littéralement l’auditeur et provoque son émotion. » (Serge Martin, 16 sept. 2023)