
Köthener Trauermusik BWV 244a
Johann Sebastian Bach
Quand en 1728, meurt le Prince de Köthen, son ancien Kapellmeister n’a pas oublié les cinq années flamboyantes jadis passées à son service. Il lui dédiera une cantate funèbre presque entièrement construite sur la musique de deux œuvres majeures de cette époque : la Trauer-Ode et la Passion selon saint Matthieu. La partition est perdue, mais le livret et de nombreuses informations permettent aujourd’hui de restituer l’ouvrage. À l’occasion de son premier enregistrement pour harmonia mundi, Raphaël Pichon nous invite à un jeu de pistes musical passionnant à bien des égards.
harmonia mundi, 13 octobre 2014.
1 CD – 1h13.
Récompenses
La presse en parle
« Pour le premier disque de Pygmalion chez Harmonia Mundi – après une série d’enregistrements Bach pour Alpha, peu nombreux mais parfaitement aboutis –, Raphaël Pichon s’est tourné vers une œuvre dont la musique a disparu, mais qui peut, dans une large mesure, être reconstituée à partir de sources écrites à la fin des années 1720. La musique funèbre pour le prince Léopold est ainsi principalement tirée de la Trauer Ode et de la Passion selon saint Matthieu. » (Jonathan Freeman-Attwood, janvier 2015)
« Réjouissante résurrection ! Au-delà de la satisfaction intellectuelle que procure cette judicieuse démarche musicologique, la prestation musicale qui en découle n’appelle que des éloges. L’homogénéité des instrumentistes de l’Ensemble Pygmalion, la rondeur des timbres, sont ici parfaitement mises en valeur par la direction idéalement souple et rythmée du chef : pas d’inutile langueur, mais au contraire une pulsation constamment rappelée, jusque dans les pages les plus sombres, grâce en particulier à un continuo discret et efficace. On retrouve ces qualités chez le chœur, de dimensions idéales, d’une souplesse irréprochable, et à l’intonation immaculée. » (Julien Marion, 10 novembre 2014)
« Bien plus qu’une anthologie des plus belles pages de Bach, cette « Köthener Trauermusik » s’impose par la puissance et l’intensité de son interprétation. On apprécie une lecture particulièrement convaincue et conduite avec autant d’assurance (l’articulation des rythmes pointés du choeur introductif) que de souplesse (le début de la deuxième partie) dans un souci manifeste de clarté polyphonique et d’éloquence. Il faut également souligner la réalisation de chaque solo vocal et instrumental, comme l’homogénéité exemplaire de l’ensemble. » (Philippe Venturini, novembre 2014)
« Chœur et musiciens sont unis dans un même élan. Les solistes sont de haut vol : lumineuse Sabine Devieilhe, très éloquent Damien Guillon, Christian Immler au timbre noble… » (J.S., 14 nov. 2014)