Missa 1733

Johann Sebastian Bach

« À l’adolescence, j’ai été guidé par Bach et par une curiosité insatiable envers ses cantates, ses passions et ses motets. J’ai aussi participé régulièrement à une intégrale des cantates. Tout cela m’a nourri. Au moment de la création de Pygmalion, Bach s’est ainsi imposé naturellement, même si nous avons immédiatement pensé à privilégier d’abord certains recoins de son œuvre plus méconnus et à construire un répertoire satellite complémentaire. Les messes brèves étaient des oeuvres encore peu défendues, cachées dans l’ombre des Passions et de la grande Messe en si mineur. Par leur durée, par leur forme, elles étaient idéales pour de jeunes musiciens comme nous. Ces petits joyaux étaient à la fois extrêmement excitants et ambitieux mais ils bénéficiaient aussi d’être moins galvaudés que d’autres pages. Ce mélange d’exaltation, de joie, de théâtre, d’exubérance et d’énergie que ces messes brèves traduisent nous correspondait bien il me semble. (…) Ce disque a été une étape déterminante dans la jeune histoire de Pygmalion car nous avons eu la chance qu’il fasse parler de lui… et de nous. Ce qui me reste avant tout de ce disque fut l’évidence d’un groupe naissant : d’une réunion d’amis chanteurs et musiciens nous avons mué vers l’émergence d’un groupe professionnel plein d’envies, d’exigences, de générosité. Ce disque a réellement cristallisé ce projet fondé sur une fusion de l’exigence musicale et de l’aventure humaine. Notre puberté en quelque sorte ! (…) Il ressort de la musique de Bach une puissance émotive hors du commun alors qu’elle n’est pas le reflet seul de l’instinct mais celui d’une profonde pensée, construite, d’un esprit hors norme lui aussi. Pour nous musiciens, sa musique est également l’une des plus prolixes ; toute une vie ne suffit pas pour en explorer toutes les facettes ! Mettre Bach au cœur de Pygmalion était une évidence puisque nous pourrions l’explorer sans fin tout en construisant autour de lui un répertoire cohérent d’aventures différentes, enrichissant finalement notre lecture de Bach. »

Alpha Classics
1 CD – 17 septembre 2012

Récompense

Distribution

Solistes
Eugénie Warnier, soprano
Anna Reinhold, soprano
Carlos Mena, alto
Emiliano Gonzalez Toro, ténor
Konstantin Wolff, basse

Chœur
Adèle Carlier, Maïlys de Villoutreys, Judith Fa, Violaine le Chenadec, Zszsanna Toth, sopranos 1
Myriam Arbouz, Anne-Marie Beaudette, Mathilde Bobot, Juliette Perret, Dagmar Saskova, sopranos 2
Philippe Barth, Barnabas Hegyi, Cécile Pilorger, Marie Pouchelon, Lucile Richardot, altos
Didier Chassaing, Davy Cornillot, Jean-Baptsite de Ereño, Guillaume Gutierrez, Randol Rodriguez, ténors
Nicolas Boulanger, Thierry Clementz, Jean-Michel Durang, Geoffroy Heurard, Louis-Pierre Patron, basses

Orchestre
Sophie Gent, violon solo
Marie Rouquié, Béatrice Linon, Louis Creac'h, violons 1
Gabriel Grosbard, Cyrielle Eberhardt, Sandrine Dupé, Mika Akiha, violons 2
Jérôme Van Waerbeke, Kate Goodbehere, altos
Myriam Rignol, ténor de viole
Julien Léonard, basse de viole
Julien Hainsworth, violoncelle
Benoît Vanden Bemden, violone
Elise Christiaens, contrebasse
Sébastien Daucé, orgue
Arnaud de Pasquale, clavecin
Thomas Dunford, théorbe
Jean Brégnac, Anne Thivierge, flûtes
Emmanuel Laporte, Jasu Moisio, hautbois
Evolène Kiener, Augustin Humeau, bassons
Olivier Picon, cor
Friedmann Immer, Johannes Rauterberg, Jaroslav Rouček, trompettes
Antoine Siguré, timbales

Raphaël Pichon, direction

Orgue Quentin Blumenroeder, 2008.
Clavecin Andreas Kilström, 2011 d'après Thomas Hitchcock, circa 1725.